Protection des civils dans les conflits armés
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Dans les jungles de la République Démocratique du Congo: mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats

| Protection des enfants

Dans l’est de la République Démocratique du Congo, de nombreux enfants de moins de 18 ans sont recrutés par les groupes armés. L’Appel de Genève est en négociation avec 4 d’entre eux pour mettre fin à cette pratique. En juillet 2016, une délégation de l’Appel de Genève s’est rendue sur le terrain pour discuter de ce sujet avec le groupe Alliance pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) actif dans la région du Masisi.

La région où se trouve le groupe armé APCLS est difficilement accessible et peu d’organisations humanitaires s’y rendent.

De nombreuses heures de voyage en 4×4, à moto et à pied sont nécessaires pour atteindre le point de rencontre avec le groupe.

Nous arrivons finalement au village près duquel nous allons rencontrer les chefs du groupe armé APCLS.

La discussion s’engage avec les chefs du groupe armé sur le respect des enfants dans le conflit et notamment l’interdiction de recruter des enfants de moins de 18 ans.

Grâce à l’Appel de Genève, le groupe a déjà modifié son code de conduite pour interdire le recrutement d’enfants. Cette visite vise surtout à bien préciser les contours de cette interdiction et à évoquer son application au jour le jour. En effet, les chefs nous signalent que des enfants viennent volontairement les rejoindre, ce qui nous est confirmé par d’autres organisations.

Après plusieurs heures de discussions, nous repartons. Nous allons continuer à suivre de près ce groupe afin qu’il ne recrute plus d’enfants et qu’il respecte son engagement. Le dialogue a été constructif et plusieurs mesures ont été identifiées pour renforcer l’application de cette interdiction, notamment des sessions de sensibilisation aux combattants.

Sur la route du retour, nous passons devant un camp de personnes déplacées par le conflit. Les conditions de vie y sont très dures. Des organisations soutiennent des projets de développement ou de réintégration des anciens enfants soldats à la vie civile.

Dans ce camp, nous rencontrons un jeune qui a été démobilisé par un groupe armé. Il a pu réintégrer la vie civile et devenir coiffeur. Comme lui des dizaines d’enfants ont quitté les groupes armés ou ne les ont pas rejoints grâce au travail de l’Appel de Genève.

Nous avons l’espoir qu’un jour, notre travail ne sera plus nécessaire et que prendre les armes ne sera plus une option pour un enfant.

En attendant, l’Appel de Genève continue son travail avec 3 autres groupes armés dans la région pour protéger les enfants des violences causées par la guer