Protection des civils dans les conflits armés
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Un groupe armé syrien s’engage contre les mines, la violence sexuelle et les enfants soldats

7 juillet 2014 | Syrie - Mines antipersonnel - Protection des enfants - Violence sexuelle et genre

Le 5 juin 2014 à Ramalan dans la région kurde de Syrie, les Unités de Protection du Peuple (YPG), l’Union de Défense des Femmes (YPJ)  et « l’Administration Autonome Démocratique de Rojava » ont signé l’Acte d’Engagement de l’Appel de Genève sur l’interdiction des mines antipersonnel et celui sur l’interdiction des violences sexuelles dans les conflits armés et contre la discrimination fondée sur le genre.

Le YPG-YPJ est la force militaire majeure dans les zones kurdes de Syrie depuis le retrait de la plupart des forces gouvernementales en 2012. Ils combattent principalement les groupes armés islamistes notamment l’Etat Islamique en Irak et au Levant et le Front Al-Nosra. L’Administration Autonome Démocratique de Rojava a été créée en janvier 2014 et gouverne de facto les zones kurdes.

« En signant ces Actes d’Engagement, ils montrent leur volonté de respecter les standards internationaux les plus exigeants et promettent de prendre des mesures pour protéger les civils de la menace des mines antipersonnel et des violences sexuelles » a souligné Pascal Bongard, Chef des Opérations à l’Appel de Genève.

La délégation de l’Appel de Genève a aussi soulevé le problème du recrutement et de l’utilisation des enfants dans les hostilités. «Malgré des mesures pour interdire le recrutement d’enfants de moins de 18 ans, nous admettons que le problème subsiste, nous sommes conscients de l’attention portée par la communauté internationale sur cette question et nous faisons tous les efforts possibles pour trouver une solution permanente en collaboration avec toutes les parties intéressées et particulièrement l’Appel de Genève » a affirmé le commandant général du YPG, Redur Xelil.

« Nous avons décidé de répertorier tous les combattants de moins de 18 ans dans nos rangs et de les démobiliser dans un délai d’un mois. ». Le YPG-YPJ  a aussi accepté de ne plus intégrer de nouvelles recrues de moins de 18 ans et de signer prochainement l’Acte d’Engagement de l’Appel de Genève sur la protection des enfants dans les conflits armés.