Protection des civils dans les conflits armés

Mines antipersonnel

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Les mines antipersonnel

Les mines antipersonnel mutilent et tuent sans distinction civils et combattants, même après la fin des hostilités. Des centaines de milliers de personnes, principalement des civils, sont des victimes directes de ces mines antipersonnel et autres restes explosifs de guerre, ou en sont indirectement victimes dans la mesure où leur présence les empêche d’aller chercher du bois, de l’eau ou tout simplement de cultiver leurs champs. Les blessures provoquées par les mines antipersonnel sont particulièrement horribles. Elles handicapent les victimes à vie et nécessitent une assistance à long terme des survivants et de leurs familles. Les mines ont également un impact psychologique considérablement lourd sur les victimes, leurs familles et l’ensemble de leur communauté.

Outre leur coût humain, les mines antipersonnel ont un coût social et économique énorme, et font obstacle au fonctionnement de services essentiels comme la santé et l’éducation. Leur présence est également un frein considérable à l’acheminement de l’aide humanitaire, au retour des personnes déplacées et au développement économique.

Acteurs armés non-étatiques et mines antipersonnel

En raison de leur faible coût et de la facilité avec laquelle il est possible de se les procurer, les mines antipersonnel sont une arme de choix pour de nombreux acteurs armés non-étatiques (AANE) partout dans le monde. Au cours des dernières années, leur usage est devenu plus répandu au sein des AANE que dans les armées régulières gouvernementales.

Selon le système Landmine Monitor, sur la période 2012-2013, les AANE ont utilisé des mines antipersonnel et des engins explosifs improvisés déclenchés par les victimes, dans neuf pays.

Certains AANE ont le contrôle effectif de territoires affectés par les mines antipersonnel. L’aide humanitaire pour les communautés qui y vivent y est généralement insuffisante voire inexistante.

Bien que l’utilisation des mines antipersonnel ne soit pas interdite par le droit international humanitaire coutumier, plus des trois quarts des États du monde sont parties à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel de 1997. Malgré son importance, cette convention ne s’applique pas directement aux AANE et ne leur permet pas d’exprimer leur adhésion aux dispositions qu’elle prévoit.

Pour empêcher l’usage des mines antipersonnel, procéder au déminage des zones affectées et aider les victimes, il est primordial d’impliquer les AANE.

L’approche innovante de l’Appel de Genève

L’Appel de Genève cherche à obtenir l’engagement des AANE à réduire l’impact des mines antipersonnel sur la population civile, en assurant la promotion de l’interdiction des mines et en encourageant leur coopération dans les activités de lutte contre les mines.

Pour y parvenir, l’organisation emploie des méthodes telles que le dialogue, la sensibilisation et la formation. L’Appel de Genève a également mis au point un mécanisme innovant, l’Acte d’Engagement pour l’adhésion à une interdiction totale des mines antipersonnel et la coopération dans la lutte contre les mines, qui permet aux AANE de s’engager à respecter ces normes, puisqu’ils ne peuvent pas être parties à la convention sur l’interdiction des mines. L’Appel de Genève apporte son soutien et veille au suivi de la mise en application des dispositions prévues dans l’Acte d’Engagement par les AANE signataires.

L’Appel de Genève collabore également avec des associations locales pour renforcer leurs capacités à engager les AANE et les aider dans le suivi du respect de leurs engagements.

Résultats principaux

  •  49 AANE ont signé l’Acte d’engagement sur l’interdiction des mines antipersonnel et ont adopté des mesures pour faire appliquer ces engagements.
  • La majorité des signataires ont réalisé des activités de déminage ou y ont collaboré, ce qui a permis de réduire l’impact des mines sur les populations civiles. Au total, ils ont détruit plus de 20 000 stocks de mines antipersonnel, ainsi que des milliers d’engins explosifs improvisés, restes explosifs de guerre et autres munitions explosives abandonnées.
  • Dans certains pays comme en Irak et au Soudan, les engagements pris par les AANE ont joué un rôle déterminant dans l’adhésion du pays concerné à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel.
  • L’Appel de Genève mène une action de sensibilisation auprès de plusieurs autres AANE qui ne sont pas actuellement prêts à adopter une interdiction totale des mines antipersonnel. Nombre d’entre eux se sont néanmoins engagés à limiter l’usage de ces armes en adoptant d’autres mesures, par exemple par le biais de déclarations unilatérales, d’accords de cessez-le-feu et de règlementations internes, ou en facilitant les activités de lutte contre les mines dans les zones où s’exerce leur contrôle.
 

Theirwords.org

  • Theirwords.org est un annuaire des engagements pris par les acteurs armés non-étatiques. Accédez aux documents liés à ce thème on theirwords.org.
 
 

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Acteurs armés non-étatiques

  • Liste des acteurs armés non-étatique qui ont signé un ou plusieurs Actes d'Engagement. Voir le tableau.
 
 

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